top of page

Clean tag : quand la saleté devient un support publicitaire

11 oct.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour


Et si la saleté pouvait devenir un support de communication ? C’est le principe du clean tag, une technique qui consiste à nettoyer une partie d’un mur pour y faire apparaître un logo, un slogan ou un visuel.

Plutôt que d’ajouter une affiche ou de la peinture, on joue sur le contraste entre une zone propre et une surface encrassée. Le résultat peut surprendre et attirer l’œil dans la rue. Mais est-ce vraiment une alternative plus écologique à la publicité classique ?



Le clean tag, comment ça marche ?


Le principe est assez simple, on utilise un pochoir qui délimite la forme du visuel, puis une zone est nettoyée à l’aide d’un outil adapté. Le message apparaît alors directement sur le support, sans ajout de peinture.

Pour les marques, l’intérêt est de sortir des formats habituels et de s’appuyer sur un élément déjà présent dans l’espace urbain. Le rendu dépend notamment de l’état du mur, du contraste obtenu et de la taille du visuel.

Le clean tag est-il vraiment écologique ?


La technique présente un avantage : elle peut éviter l’utilisation de peinture, d’encre ou de supports imprimés. Son impact n’est pas nul pour autant.

Le nettoyage consomme de l’eau et de l’énergie. Selon la méthode utilisée, il peut aussi nécessiter des produits et générer des eaux usées à gérer. Le type de surface compte également, car un nettoyage trop agressif peut l’endommager.

Alors, le clean tag est-il plus écologique qu’une affiche ou qu’un autre format publicitaire ? Difficile de répondre sans comparer l’ensemble des impacts. Tout dépend des techniques employées, des matériaux évités et des ressources mobilisées.

Le plus juste est donc de ne pas le présenter comme une solution écologique par défaut, mais comme une technique dont le bilan dépend de la manière dont elle est réalisée.

Peut-on utiliser le clean tag dans la rue ?


En France, la publicité extérieure est encadrée par le Code de l’environnement. Les règles varient selon les lieux, les supports et les réglementations locales.

Le fait de nettoyer un mur plutôt que d’y appliquer de la peinture ne signifie pas que l’opération est automatiquement autorisée.

Par exemple, plusieurs grandes villes françaises ont adopté des Règlements locaux de publicité intercommunaux (RLPI) qui restreignent fortement le street-marketing :


  • Grenoble interdit la publicité sur 90 % de son territoire.

  • Lyon limite la surface publicitaire à 4 m² par emplacement.

  • Annecy protège certains secteurs historiques en interdisant toute publicité.

  • Lille applique des zones ZP4 où toute publicité est prohibée.



Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page